mardi 31 décembre 2019

Dictionnaire généalogique des familles Parent , version 2019

Le 12 juillet 2019, l’Association des Familles Parent d’Amérique (AFPA) tenait sa 21e assemblée générale annuelle à Québec. Roger Parent, le président de cette association et responsable du Dictionnaire généalogique des Parent d’Amérique, a présenté les derniers chiffres de cette importante compilation.

La base de données de l’AFPA contient actuellement 178 000 fiches d’individus. La grande majorité des nouvelles entrées concernent des Parent qui demeurent aux États-Unis depuis plusieurs générations.

Il faut rappeler que quatre ancêtres Parent ont fait souche en Nouvelle-France : Pierre Parent, Michel Parent, Mathurin Parent et Gabriel Parent. Les fiches (descendants qui portent le patronyme Parent, leurs conjoints ou conjointes et les enfants qui portent le patronyme Parent ou un autre patronyme) se rapportant à chacun des ancêtres se ventilent comme suit :

Pierre : 87 679 fiches
Michel : 6 357 fiches
Mathurin : 3 390 fiches
Gabriel : 9 188 fiches

Si on ne comptabilise que les 41 113 fiches concernant le patronyme Parent (nous excluons les conjoints), la répartition des fiches est la suivante :

Pierre : 33 613 fiches
Michel : 3 082 fiches
Mathurin : 1 222 fiches
Gabriel : 3 196 fiches

Ainsi, selon les données du 12 juillet 2019, 81,8 % des Parent du dictionnaire généalogique des familles Parent d’Amérique ont pour ancêtre Pierre Parent, 7,5 % sont les descendants de Michel Parent, 3,0 % de Mathurin Parent et 7,8 % de Gabriel Parent.

Publications de Guy Parent dans la revue Héritage (2003-2019) qui touchent Saint-Narcisse-de-Champlain


PARENT Guy. « Saint-Narcisse : le royaume des Cossette », Héritage, Société de généalogie du Grand Trois-Rivières, Hiver 2019, vol. 41, numéro 4, p. 25-29.

PARENT Guy. « Institutrices et instituteurs de Saint-Narcisse au 19e siècle », Héritage, Société de généalogie du Grand Trois-Rivières, Automne 2018, vol. 40, numéro 3, p 15-18.

PARENT Guy, « Les habitants du rang Saint-Pierre à Saint-Narcisse, en 1883 », Héritage, Société de généalogie du Grand Trois-Rivières, printemps 2018, vol. 40, no 1, p 15-19.

PARENT Guy, « François Trudel (1820-1895), un industriel à Saint-Narcisse au XIXe siècle », Héritage, Société de généalogie du Grand Trois-Rivières, hiver 2016, vol. 38, no 4, p 13-20.

PARENT Guy, « Les habitants de Saint-Narcisse dans les chantiers de la Mauricie en 1861», dans « De la Forêt au papier L’exploitation forestière en Mauricie 1634-1950 », Héritage Théma, Société de généalogie du Grand Trois-Rivières, 2016, vol. 1, p. 145-155.

PARENT Guy, « François Trudel : l’homme le plus important de Saint-Narcisse au XIXe siècle », Héritage, Société de généalogie du Grand Trois-Rivières, hiver 2015, vol. 37, no 4, p. 157-168.

PARENT Guy, « Une famille irlandaise à Saint-Narcisse au 19e siècle», Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, printemps 2014, vol. 36, no 1, p. 19-25. (Prix Héritage)

PARENT Guy, « « Mes Filles du roi » installées dans le gouvernement de Trois-Rivières », Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, automne 2013, vol. 35, no 2-3, p. 67-69.

PARENT Guy, « Norbert Parent, le frère de mon grand-père, est devenu américain », Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, hiver 2012, vol. 34, no 4. p. 40-43. (Prix Héritage)

PARENT Guy, « Comme des milliers de leurs compatriotes», Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, été 2011, vol. 33, no 2. p. 56-61.

PARENT Guy, « Saint-Narcisse et la guerre 1914-1918 », Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, hiver 2010, vol. 32, no 4. p. 130-135.

PARENT Guy, « Saint-Narcisse-de-Champlain en 1901, un portrait en chiffres », Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs,  printemps 2010, vol. 32, no 1, p. 15-19.

PARENT Guy, « Les métiers à Saint-Narcisse-de-Champlain : les curés sont-ils plus fiables que les recenseurs», Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, Automne 2009, vol. 31, no 3, p 78-84.

PARENT Guy, « Évolution des métiers à Saint-Narcisse-de-Champlain : 1861-1901 », 2e partie, Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, hiver 2008, vol. 30, no 4, p. 116-122.

PARENT Guy, « Évolution des métiers à Saint-Narcisse-de-Champlain : 1861-1901 », 1ere  partie, Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, automne 2008, vol. 30, no 3, p. 78-83.

PARENT Guy, « On émigre aux États-Unis et on revient : Jacques et Joseph Parent, de Saint-Narcisse-de-Champlain », Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, printemps 2008, vol. 30, no 1, p 14-19..

PARENT Guy, « Saint-Narcisse-de-Champlain en 1887-1888 : les travaux et les jours », Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, été 2007, vol. 29, no 2, p 42-48.

PARENT Guy, « L’origine de la famille Parent de Saint-Narcisse-de-Champlain», Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, hiver 2006,  vol. 28, no.4, p 125-135.

PARENT Guy, « Comparaison de deux familles Parent au recensement de 1871 », Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, été 2006,  vol. 28, no.2, p 57-59.

PARENT Guy, « Les Sanschagrin s’installent dans le comté de Champlain», Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, hiver 2005, vol. 27, no 4, p. 139-143.

PARENT Guy, « Description des paroisses du comté de Champlain selon le recensement de 1861 », Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, été 2005, vol. 27, no 2, p. 52-55.

PARENT Guy, « Saint-Narcisse-de-Champlain : les premières ventes des bancs de l’église », Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, hiver 2004, vol. 26, no 4, p. 157-159.

PARENT Guy, « Saint-Narcisse-de-Champlain en 1871, un portrait en chiffres »,
Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, été 2004, vol. 26, no 2, p. 55-59.

PARENT Guy, « Saint-Narcisse-de-Champlain en 1861, un portrait en chiffres », Héritage, Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, hiver 2003, vol. 25, no 4, p. 210-216.


vendredi 7 octobre 2016

La famille Parent : Bailliage de la seigneurie Notre-Dame-des-Anges 1716-1719

(tiré de LAFONTAINE André, Le bailliage de Notre-Dame-des-Anges, Sherbrooke, s.e., 1988, 608 pages)

1716
2 juillet
Est comparu Marguerite Baugis, au nom de Marguerite Parent, sa fille, veuve de Paul Chalifour, qui aimerait faire dissoudre la communauté qui existait entre le défunt et sa fille.

À cet effet, elle demande la permission de tenir une assemblée de parents et amis pour l’avenir d’une enfant mineure âgée de 9 mois. Se sont réunis Paul Chalifour, aïeul du dit mineur, Jacques Parent oncle maternel; Jacques et Charles Parent, grands oncles maternels; Pierre Choret époux d’Anne Baugis, oncle maternel; Joseph Vandendaigue époux de Louise Chalifour, oncle paternel; Jean Normand cousin dudit mineur, Barthélémy Cotton sieur Laroche ami

20 août
Entre Charles Parent et Paul Chalifour. Après avoir fait l’inventaire de la communauté entre Marguerite Parent et son mari Paul Chalifour, Ils souhaitent procéder à la clôture de l’inventaire fait le 2 juillet dernier par Duprac. La clôture est approuvée.

22 décembre
Charles Parent, comme oncle et curateur pour Marguerite Parent sa nièce, veuve de Paul Chalifour, assisté de Nicolas Jacques huissier de la seigneurie Notre-Dame-des-Anges. Ce dernier a déclaré s’être rendu au domicile de Paul Chalifour, à La Canardière. Il lui aurait offert de prendre la somme de 500 livres en monnaie de cartes pour le reste du paiement de la terre sise au Bourg Royal que son fils Paul aurait acquise avant son décès. Paul Chalifour a refusé cette somme. Le huissier, en accord avec le curateur, l’a déposée au greffe de la seigneurie Notre-Dame-des-Anges. La somme de 10 sols par jour sera retirée des 500 livres tant qu’elle sera déposée au greffe.

1717
5 janvier
À la requête du révérend père Dupuis du Collège de cette ville, le juge s’est transporté à La Canardière sur le fief Granpré de la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges; il n’y a trouvé aucun manoir ni bâtiment et où il ne demeure personne. Il s’est transporté chez Jacques Parent demeurant proche du dit lieu et fermier de Françoise Duquet veuve d’Olivier Morel seigneur de la Durantaye, propriétaire du dit fief. En parlant à la femme du dit Parent, le juge l’informe qu’il saisit le fief « faute de devoirs et droicts non faicts et non payés par la dite dame la Durantaye suivant la coustume ». Parent se fait saisir toutes les récoltes provenant de cette terre.

21 janvier
Paul Chalifour, demandeur, habitant de La Canardière, contre Marguerite Parent, veuve Paul Chalifour du Bourg Royal, assistée de Charles Parent, son oncle et son curateur aux causes de la défenderesse.

Le demandeur exige que soit ajoutée à l’inventaire la somme de 935 livres d’après un mémoire qu’il a déposé à cette cour. Marguerite Parent reconnaît l’existence de tous les articles mentionnés dans ce mémoire. Elle admet que cinq articles mentionnés dont la valeur atteint 150 livres doivent être comptabilisés. Les défendeurs contestent deux articles se rapportant au fermage des terres; ils prétendent n’en devoir qu’une année. Les articles litigieux seront soumis à deux arbitres : Ignace Leroux pour le demandeur et les défendeurs ont refusé d’en nommer un. La cour nomme d’office Germain Magnan.Marguerite Parent remet une somme de 500 livres à Paul Chalifour pour le reste du paiement d’une terre que Paul son père lui a vendue. Paul le fils a refusé la dite somme le 18 décembre dernier

25 février
Entre Paul Chalifour, habitant de La Canardière comparant par M. Le Bled demandeur, contre Marguerite Parent, veuve de feu Paul Chalifour, comparant par Charles Parent, son curateur. Ignace Leroux, arbitre nommé par le demandeur, et Germain Magnan font leur rapport de « l’estimé de ce que la terre a put porter de bled chacun an dont ils dresseront proces verbal ». Le défendeur prétend qu’il ne doit qu’un an de revenu de la terre et le demandeur considère que la veuve lui doit toutes les années de possession de la terre par son fils. Le juge fournira un procès-verbal « pour faire droict ».

11 mars
Entre Paul Chalifour, habitant de La Canardière comparant par M. Le Bled demandeur, contre Charles Parent, au nom de Marguerite Parent, son curateur. Selon le procès-verbal des arbitres, la terre peut produire chaque année 70 minots de blé. Le juge ordonne que sa sentence sus-datée soit exécutée en sa forme et teneur, à l’égard des 151 livres et à l’égard du fermage de la terre; ceci sera ajouté à l’inventaire aux dettes passives, soit 60 minots de blé à 6 livres le minot faisant la somme de 360 livres.

25 mars
Est comparue Marie-Angélique Parent, veuve de feu Germain Langlois. On présente une demande de faire une assemblée de parents et amis pour élire un tuteur et un subrogé tuteur aux enfants mineurs, au nombre de cinq, et Marie-Angélique Parent est enceinte. Les enfants sont : Louise âgée de 10 ans, Jeanne 9 ans, Louis-Germain 7 ans, Marie-Josephe 5 ans et Charlotte 3 ans. L’assemblée est formée de Jacques Parent aïeul des mineurs, Martin Langlois, Charles Parent, Paul Chalifour, Michel Chevalier époux de Charlotte Parent, oncles paternel et maternel, Jean Normand et Louis Loiselle, amis.

8 juillet
Entre Paul Chalifour habitant de La Canardière comparant par M. Le Bled demandeur, contre Marguerite Parent, veuve de feu Paul Chalifour, comparant par Charles Parent, son curateur et son oncle.

Parent doit « deguerpir et abandonner la terre qu’il pretend estre propre audit Chalifour ». Parent réplique qu’il ne peut répondre pour le moment à la demande de Chalifour parce que les papiers sont à la Prévôté de Québec. Chalifour répond que cet argument ne vaut rien car cette affaire n’a aucun lien avec les documents invoqués. Parent ajoute même qu’il n’est pas sûr que Marguerite soit majeure. Chalifour ajoute que Marguerite Parent cherche à éluder le problème et qu’il faut que l’affaire se règle, car le temps presse pour faucher les foins sur la terre. Qui plus est la plus grande partie de la terre appartient aux enfants mineurs Chalifour. Il demande de faire saisir tout le foin et les grains de cette terre pour faire faire les récoltes « a ses risques perils et fortune ».

1718
30 mai
Demande de Jacques Parent, époux de Marie-Anne Chalifour, fille et héritière de feu Paul Chalifour et de feue Jeanne Philippaux.

Pierre Haimard, juge prévôt, accompagné de son greffier, s’est transporté à la maison du défunt Paul Chalifour pour y apposer des scellés sur les biens et effets de la succession de feu Chalifour selon les indications fournies par Marie-Madeleine Brassard, veuve du dit Chalifour. Les scellés ont été placés sur les trous et entrées de clés d’une armoire, de deux tiroirs et deux panneaux, dans le fournil, sur un coffre qui contient des outils, sur la trappe du grenier.

19 juin
Sont comparus Jacques Parent, époux de Marie-Anne Chalifour, fille et héritière de feu Paul Chalifour et de feue Jeanne Philippaux, faisant et stipulant pour ses beaux-frères et belles-sœurs, pour élire un tuteur et un subrogé tuteur aux enfants mineurs qui sont au nombre de quatre : Joseph âgé de 22 ans ou environ, Jean âgé de 16 ans ou environ, et Marie âgée de 18 ans environ.

L’assemblée de parents et amis est composée de Joseph Vendaigue oncle paternel à cause de Louise Chalifour sa femme, Jean-Baptiste Delage oncle paternel à cause d’Anne Chalifour sa femme, Martin Langlois, Jean Normand cousins germains des dits mineurs, Pierre Chalifour aussi cousin germain, Germain Magnan aussi cousin germain et Nicolas Giroux ami.

14 juillet
Jean Normand comme tuteur des enfants mineurs de feu Paul Chalifour et Jeanne Philippeau sa première femme et curateur en l’absence de Pierre Pilote époux de Louise Chalifour, fille héritière du défunt, demandeur selon la requête du 10 dernier, comparant en personne assisté de Maître Jean Coignet et de Jacques Parent comme époux de Marie-Anne Chalifour et sa femme aussi héritière du défunt d’une part, et Madeleine Brassard, deuxième épouse du dit Chalifour, comparant par Charles Debled marchand de Québec

On demande à la veuve Chalifour de présenter tous les effets mentionnés au premier inventaire fait après le décès de son mari en date du 22 novembre 1708 pour faire le partage. Normand rapporte que dans l’acte de tutelle les enfants mineurs ne sont pas nommés. On réplique au demandeur qu’ils ont bel et bien été nommés et que Joseph Chalifour a même demandé son émancipation. La veuve déclare que cette assignation n’aurait jamais dû se produire parce qu’elle n’a jamais refusé de présenter l’inventaire et qu’on ne peut remplacer certains items du premier inventaire par deux du deuxième et vice versa. Le juge a renvoyé les parties.

1719
16 février
Est comparu Jacques Parent, habitant de cette seigneurie, veuf de Marie Bélanger sa seconde femme, auparavant veuve d’Ignace Choret, mère et tutrice des enfants mineurs de son premier mariage.

On demande de tenir une assemblée de parents et amis pour élire un tuteur et un subrogé tuteur aux enfants mineurs du couple Parent-Bélanger et du couple Choret-Bélanger. L’assemblée est composée Charles Parent oncle paternel, Jean Chevalier beau-frère de Jacques de par son 1er mariage avec Louise Chevalier, Bertrand Bélanger oncle maternel, Pierre Choret oncle paternel, Jacques Huppé ami commun, Ignace Choret frère des dits mineurs, Jean DuLorent comme époux de Marie-Louise Choret une des dits mineurs. Le tuteur des enfants Parent-Bélanger sera Jacques Parent et le subrogé tuteur, Bertrand Bélanger. Celui des enfants Choret-Bélanger sera Ignace Choret

2 mars.
Est comparu Jacques Parent, habitant de cette seigneurie, veuf de Marie Bélanger sa seconde femme, tuteur des enfants de son mariage avec Marie Bélanger, et Ignace Choret, tuteur de ses frères mineurs, Bertrand Bélanger subrogé tuteur et Pierre Choret subrogé tuteur des enfants Choret-Bélanger, qui ont requis de procéder à la clôture de l’inventaire de la communauté Parent-Bélanger.

4 mai
Entre Jacques Parent. habitant de la seigneurie Notre-Dame-des-Anges demandeur contre Jean Dulaurent cordonnier à Québec et Louise Choret son épouse, défendeurs.

Parent veut que le couple Dulaurent-Choret entérine le contrat de vente comme étant la succession d’Ignace Choret. Les défendeurs invoquent qu’ils étaient mineurs quand ils ont passé ce contrat et, aujourd’hui, ils ne veulent pas le ratifier, mais offrent de rembourser Parent de la somme qu’ils ont reçue. Parent réplique que les défendeurs lui avaient donné leur parole qu’ils ratifieraient le contrat à leur majorité. Comme il est tuteur de ses enfants mineurs, il ne peut recevoir de l’argent. Le juge ordonne aux défendeurs de rendre à Parent la somme qu’ils ont reçue et des frais du contrat

20 juillet
Vu une requête présentée par Pierre Choret, fils de feu Ignace Choret et de Marie Bélanger, sa femme, et que Pierre Choret a obtenu du Conseil Supérieur des lettres d’émancipation d’âge, il demande au tribunal de la seigneurie d’entériner ces dites lettres. Pour ce faire, on tient une assemblée de parent et amis composée de Ignace Choret, frère et tuteur, Pierre Choret oncle et subrogé tuteur, Bertrand Bélanger oncle maternel, Jacques Parent son beau-père, François Lareau, Thomas Doyon et Jean-Baptiste Brisset. Les lettres sont entérinées à la suite de cette assemblée, mais Pierre Choret ne pourra hypothéquer ses immeubles avant l’âge de 25 ans.

vendredi 2 septembre 2016

Dictionnaire généalogique des familles Parent d'Amérique

Le 6 août 2016, l’Association des Familles Parent d’Amérique (AFPA) tenait sa 18e assemblée générale annuelle à Saint-Jean-sur-Richelieu. Roger Parent, le président de cette association et responsable du Dictionnaire généalogique des Parent d’Amérique, a présenté les derniers chiffres de cette importante compilation.

La base de données de l’AFPA contient actuellement 174 844 fiches d’individus. La grande majorité des nouvelles entrées concernent des Parent qui demeurent aux États-Unis depuis plusieurs générations. 


Il faut rappeler que quatre ancêtres Parent ont fait souche en Nouvelle-France : Pierre Parent, Michel Parent, Mathurin Parent et Gabriel Parent. Les fiches (descendants qui portent le patronyme Parent, leurs conjoints ou conjointes et les enfants qui portent le patronyme Parent ou un autre patronyme) se rapportant à chacun des ancêtres se ventilent comme suit :

Pierre : 84 524 fiches
Michel : 6 074 fiches
Mathurin : 3 312 fiches
Gabriel : 9 011 fiches

Si on ne comptabilise que les 40 414 fiches concernant le patronyme Parent (nous excluons les conjoints), la répartition des fiches est la suivante :

Pierre : 33 074 fiches
Michel : 2 979 fiches
Mathurin : 1 209 fiches
Gabriel : 3 152 fiches

Ainsi, selon les données du 6 août 2016, 81,8 % des Parent du dictionnaire généalogique des familles Parent d’Amérique ont pour ancêtre Pierre Parent, 7,4 % sont les descendants de Michel Parent, 3,0 % de Mathurin Parent et 7,8 % de Gabriel Parent.

Pour avoir plus d’information sur le Dictionnaire généalogiques des familles Parent d’Amérique, consultez le site web de l'AFPA dont l’adresse actuelle est http://www.familleparent-88.webself.net/

samedi 6 août 2016

La famille Parent : Bailliage de la seigneurie Notre-Dame-des-Anges 1710-1715

(André LAFONTAINE, Le bailliage de Notre-Dame-des-Anges, tome I, Sherbrooke, s.e., 1988, 608 pages.)

1711
30 juin
Jacques Parent s’oppose à la vente de la terre de feu Marin Courtois à cause d’une dette de 10 livres par le défunt pour 2 barriques de chaux

25 août
C’est la suite de la cause précédente. On fait la liste des opposants des créanciers opposés à la succession, dont Jacques Parent et ses 10 livres

1714
3 septembre
A comparu Joseph Vandendaique, comme aïeul et tuteur des enfants mineurs des défunts Pierre Boutillet et Jacqueline Vandendaique, demandeur, pour une somme de 414 livres 5 sols et 2 deniers en argent de cartes restant de la communauté des défunts, pour élever une des dits mineurs âgée de 3 ans et pour éviter de toucher à ses fonds et aussi pour parer à la diminution de cette monnaie de cartes. Il demande de pouvoir tenir une assemblée de parents et amis pour délibérer du sujet. Cette assemblée est composée de Paul Chalifour, Jacques et Charles Parent, Jacques Parent, Jean Normand, Pierre Choret et Barthélémy Cotton. L’assemblée estime que la somme de 414 livres 5 sols et 2 deniers devrait rester entre les mains du demandeur.

1715
24 janvier
Entre Jean-Baptiste Charly, marchand de Montréal, au nom et comme procureur substitué de Pierre Charly son frère qui est le procureur de Claude Parent habitant de la Louisiane, comparant par René Hubert premier huissier du Conseil supérieur de Québec demandeur, et Pierre Parent, tuteur de Claude Parent, défendeur.

Claude Parent demande sa part des biens de la succession de leurs parents. Pierre accepte de se rendre à cette demande, mais il demande un mois de délai; ce qui est accordé par le demandeur. La procuration a été passée en Louisiane le 11 juillet 1713.

24 janvier
Thomas Doyon, demandeur, et Jacques Parent, défendeur.

Doyon demande que Jacques Parent lui rende un poêlon qu’il lui a prêté et de lui payer 13 journées de bœufs et 2 livres en argent et aux dépens.

Parent n’est pas du tout d’accord avec cette version des faits. Premièrement, le poêlon a été donné, deuxièmement, les journées de bœufs ont été prêtées et finalement, il ne se rappelle pas de cette somme de 40 sols. Doyon admet qu’il y a déjà eu une entente sur les 40 sols. Et face à cette seule argumentation, le juge envoie la cause

7 novembre
La veuve Jobin, demeurant à Saint-Bernard, demandeur, et Jacques Parent de cette seigneurie, défendeur. Parent doit payer 9 mois de pension de la dame de La Durantaye à 200 livres par an.

vendredi 1 juillet 2016

La famille Parent : Bailliage de la seigneurie Notre-Dame-des-Anges 1699-1710

Le bailliage est le tribunal seigneurial de la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges. Les causes présentées impliquent des membres de la famille Parent. 
(Ces extraits sont tirés de : LAFONTAINE, André. Le bailliage de Notre-Dame-des-Anges, tome I, Sherbrooke, s.e., 1988, 608 pages.)

1700
25 novembre
Jacques Parent demandeur; Pierre Choret, habitant de la seigneurie, défendeur.

Parent demande que Choret lui paie une somme de 110 livres pour des fournitures et une somme de 12 livres pour deux journées de charrue.

1701
20 avril
Jeanne Bourgeois, veuve d’André Coudret, du Petit Village, suivant sa requête du 2 juin dernier à laquelle nous avons répondu, demandeur; et David Corbin, habitant du Petit Village, Jacques Parent son oncle et tuteur, présents, défendeurs.

Dans sa requête, Jeanne Bourgeois indique que M. de La Durantaye avait concédé à son mari en 1674 un arpent et demi de terre de front dans son fief Grand Pré en la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges et un autre arpent et demi à David Corbin. Donc, il ne restait plus que quatre arpents de front au sieur de La Durantaye qu’il s’est réservé pour lui. En janvier 1695. il a cédé lesdits quatre arpents à Joseph Rancourt à la condition que Corbin prenne un demi-arpent qui joint son arpent et demi concédé en 1674.

Le sieur de La Durantaye a confirmé ces transactions en passant des contrats officiels. À la suite des transactions, Rancourt possédait cinq arpents de terre de front et Coudret deux seulement. Coudret aurait défriché et mis en valeur le tout et y a fait construire d’importants bâtiments sans que Rancourt ne s’y soit opposé en aucune façon. Après le décès de son mari, Jeanne Bourgeois  a été surprise de constater que Rancourt ou Corbin aurait semé le demi-arpent de terre appartenant à son mari. Elle réclame le grain qui y a été récolté.

Le juge ordonne que chaque partie apporte leurs pièces justificatives.

1705
22 janvier
Est comparu devant Pierre Haimard, juge prévôt de la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges et de Sillery, Jacques Parent, veuf de Louise Chevalier.

Jacques demande la permission de tenir une assemblée de parents et amis pour élire un tuteur et un subrogé tuteur à ses enfants mineurs qui sont :
Jacques 21 ans, Michel 12 ans, Louis 10 ans, François 8 ans, Marie-Angélique 17 ans et Marie-Anne 14 ans.

Se sont réunis : Pierre Parent, Jean Parent l’aîné, Jean Parent jumeau, Joseph Parent et Charles Parent, Jean et Michel Chevalier.

1705
27 août
Devant Pierre Haimard, juge prévôt des seigneuries de Notre-Dame-des-Anges et de Sillery, est comparue Marie Bélanger, veuve d'Ignace Choret.

Assemblée de parents et amis : Pierre Choquet, oncle paternel, Bertrand Bélanger, oncle maternel, Jean Parent comme époux de Françoise Bélanger, Joseph Parent comme époux de Marie Bélanger, oncles du côté maternel, Maurice Paquet, Jacques Parent et Charles Parent, amis appelés à faute de parents.

1705
22 octobre
Antoine Parent fils mineur de feu Pierre Parent et de Jeanne Badeau, demandeur, et Pierre Parent, son frère et tuteur, défendeur.

Antoine demande au défendeur de « mettre ou faire mettre sa part de terre en valleur, comme est celle de ses coheritiers, et a luy payer la somme de soixante livres pour trois année du provenu du foin qui seroit venu sur sa terre, et douze livres pour vaux sur la terre de ladite communeauté suivant le marché quil en a faict avec sondit tuteur, et la somme de cent cincquante livres pour estre egal a ses freres et seurs quy ont recu pareil somme comme il paroit par leurs Contracts de mariage et les interest d’icelle depuis six annee ou environ ».

Pierre s’engage à payer la quantité de foin réclamée selon les recommandations de deux experts : Jacques Huppé pour le demandeur et Paul Chalifour, pour le défendeur. Deuxièmement, il lui donnera la somme de 12 livres à sa majorité et qu’à ce moment, il lui rendra compte des revenus de son bien. Troisièmement, pour les 150 livres réclamées, il lui offre les loyers de sa maison de Québec.

Le juge se prononce. Le défendeur devra faire « jouir ledit demandeur du revenu de son bien au prorata des sommes que ses freres et seurs ont receu des biens de ladite communeauté », ainsi que la somme de 12 livres. Les dépens fixés à 50 sols à payer par le défendeur.

1705
5 novembre
Est comparu devant Pierre Haimard, juge prévôt de la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges et de Sillery, Jacques Parent veuf de Louise Chevalier, tuteur de ses enfants mineurs, et Charles Parent subrogé tuteur, ainsi que
René Sasseville époux de Marie-Charlotte Parent, René Huot époux de Louise Parent et Pierre Lavallée, époux de Marie-Madeleine Courault auparavant veuve de René Parent, faisant pour Joseph et Marie Parent enfants mineurs de René Parent et Marie-Madeleine Courault, leur beau-père et tuteur.

Pour clore l’inventaire des biens de la communauté entre Jacques Parent et Louise Chevalier du 4 février dernier devant le notaire Duprac. Lavallée, Huot et Sasseville s’opposent à la clôture de l’inventaire.


1705
17 décembre
Jacques Parent veuf de Louise Chevalier, tuteur de ses enfants mineurs, et
Charles Parent subrogé tuteur.

Clôture de l’inventaire de la communauté entre Jacques Parent et Louise Chevalier. L’inventaire est complet à l’exception d’une dette de 750 livres de la communauté envers le sieur LaJoue, architecte.

1707

24 novembre
Jacques Parent, demandeur, et Charles Parent, défendeur.

Jacques demande une somme de 60 livres au défendeur qui est due selon un compte. Charles conteste cette prétention. Il demande que lui et Jacques comptent ensemble et après quoi, il paiera le solde du compte. Charles demande aussi que soit levée une saisie faite à la requête de Jean Parent jumeau en date du 22 octobre dernier. Il n’a pas répondu à l’assignation à la Prévôté de Québec de vendredi qui suivait cette saisie.

Jacques et Charles font leur compte devant le juge et il se trouve que Jacques avait raison. Jacques devra faire vider ladite saisie avant de contraindre le défendeur à payer une somme de 20 livres mais Charles devra payer incessamment la somme de 40 livres. Charles est aussi condamné aux dépens « taxé trante sols de france ».

vendredi 6 mai 2016

La famille Parent : Bailliage de la seigneurie Notre-Dame-des-Anges 1685-1699

Le bailliage est le tribunal seigneurial de la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges. Les causes présentées impliquent des membres de la famille Parent. 
(Ces extraits sont tirés de : LAFONTAINE, André. Le bailliage de Notre-Dame-des-Anges, tome I, Sherbrooke, s.e., 1988, 608 pages.)

1685
11 janvier : Marie Parent, veuve David Corbin, marchand boucher.
12 avril : Pierre Parent, demandeur, comparant par sa femme; Pierre Choret, défendeur.

1686
21 février : Jean Métot, demandeur, farinier demeurant au moulin de Notre-Dame-des-Anges appartenant aux Jésuites seigneurs. Michel Huppé comparant par Antoine son fils, Jacquette Archambault veuve de Paul Chalifour, André Parent comparant par Pierre Parent son père, Jacques Parent, Pierre Parent le fils, Maurice Pasquier comparant par sa femme et André Coudret, défendeurs.
8 août : Julien Dumont, habitant de l’île d’Orléans, demandeur; Jacques Parent, défendeur.
10 octobre : Claude Bailly architecte demandeur en saisie et arrêt; Pierre Jean, défendeur, et Pierre Parent, assigné.
7 novembre : Jean Boismé, de Charlesbourg, demandeur; Jacques Parent, défendeur.

1687
6 mars : Pierre Parent, marchand boucher comparant par sa femme, demandeur; Étienne Roy, de Charlesbourg, défendeur.
17 juillet : Jean Boismé, habitant de Charlesbourg, demandeur ; Jacques Parent, habitant de cette seigneurie, et Germain Langlois son associé, habitant du Bourg Royal, défendeurs.

1688
1er juillet : Charles Turgeon, demandeur; Pierre Parent, comparant par sa femme, défendeur.
29 juillet : Louise Delestre veuve de Charles Roger des Collombiers, demanderesse; Pierre Parent, défendeur.
29 juillet : Abel Sagot, bourgeois de Québec, demandeur; défendeur : Pierre Parent de cette seigneurie comparant par sa femme.
16 octobre : Toussaint Dubocq (Dubeau), cordonnier à Québec, demandeur; Pierre Parent, comparant par sa femme, défendeur.
16 octobre : Guillaume Levitré, charpentier, comparant par Joseph Prieur à la requête de Germain Langlois entre les mains de Pierre Parent, demandeur;  Pierre Parent, comparant par sa femme, Jacques Parent et Germain Langlois, tous bouchers, défendeurs.
27 octobre : Gencien Amiot, serrurier de Québec, demandeur;  Jacques Parent, défendeur, habitant de la seigneurie Notre-Dame-des-Anges.
2 décembre : Guillaume Levitré, charpentier de navire, demandeur; Germain Langlois et Jacques Parent, associés, défendeurs et défaillants.
2 décembre : Charles Turgeon, habitant de Saint-Joseph, demandeur; Jacques Parent, défendeur.


1689
10 février : Jean de Rainville, habitant de St-Joseph, paroisse de Beauport, demandeur; Jacques Parent, défendeur.
13 août : Jacques Parent, habitant de cette seigneurie, demandeur; Timothée Roussel maître chirurgien de Québec, défendeur.
27 octobre : André Coudret, habitant du Petit Village, demandeur; Pierre Parent, habitant de la seigneurie Notre-Dame-des-Anges, défendeur.

1693
12 mars : Marie Guyon, veuve de Guillaume Thibault, comparant pour elle, et Louis Damours, demandeurs; Jacques Parent, défendeur.
23 juillet : Jacques Parent comparant par François Mingault, son procureur, signé René Parent pour son père. Jacques Parent comme subrogé tuteur des enfants de feu René Chevalier, demandeur; Michel Parent et Jeanne Chevalier sa femme, défendeur.
20 août : Jacques de Faye marchand bourgeois de Québec comparant par Maître Étienne Marandeau huissier, demandeur; Jacques Parent, habitant de cette seigneurie et défaillant à l’assignation faite le 3 août précédent et réitérée le 19, défendeur.

1695
14 avril : François Chocteau, demandeur; Pierre Parent, comparant par sa femme Jeanne Badeau, défendeur.
14 juillet : André Coutron maçon de Québec, demandeur; Pierre Parent, habitant de cette seigneurie, défendeur.

1696
25 janvier : Guillaume Guillot, boucher de Québec, demandeur; Pierre Parent comparant par Jeanne Badeau, sa femme, faisant les affaires de leur maison, défendeur.
15 mars : Guillaume Guillot, boucher de Québec, demandeur; Pierre Parent comparant par Jeanne Badeau, sa femme, faisant les affaires de leur maison, défendeur.
3 août p110

1697
24 janvier : Ignace Juchereau, seigneur de Beauport, demandeur; Jacques Parent, défendeur.

1699
2 juillet : Joseph Rancourt comme époux de Marie Parent et Geneviève Parent, femme de Jacques Avisse, demandeurs. Geneviève Parent dit que son mari étant malade, elle comparaît à sa place avec sa seule autorisation verbale; Jacques Parent, habitant de cette seigneurie, défendeur.